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Je suis architecte indépendant pensionné et administrateur non
rémunéré dans une société. J'ai encore droit à des honoraires
en paiement de tâches effectuées antérieurement. Le versement de ces arriérés
pourrait-il me faire perdre le bénéfice de ma pension ?
La question doit être abordée sous 2 angles différents: celui des limites de l'activité
autorisée et celui de l'assujettissement et de l'obligation de cotiser.
Limites de l'activité autorisée
Les arriérés d'honoraires ou les rémunérations imposables séparément,
qui se rapportent à des périodes d'activité antérieures à la pension,
ne sont pas pris en compte pour
déterminer si les limites de l'activité autorisée sont ou non dépassées.
Un pensionné qui, conformément à ses engagements, a effectivement mis fin à
toutes ses activités professionnelles, ne saurait être sanctionné parce qu'il a perçu
– tardivement - des revenus professionnels qui lui étaient dus pendant la période
antérieure à son départ à la retraite.
Il faut cependant prouver dans ce cas qu'il s'agit bien de revenus
produits par des activités antérieures. Toutes les voies de droit sont autorisées
à cet effet (ex. pièces du dossier fiscal, telles que note de calcul, copie de déclaration
fiscale, ...).
Assujettissement et obligation de cotiser
Il n'en est pas de même en ce qui concerne
l'assujettissement et l'obligation de cotiser.
Les travailleurs indépendants pensionnés exerçant un mandat gratuit sont censés
ne pas exercer d'activité professionnelle. Cette gratuité du mandat doit toutefois
être prouvée. Vous pouvez le faire par toutes voies de droit, à l'exception
des témoignages.
Lorsque le fisc a retenu des revenus professionnels qu'il rattache à l'exercice de ce mandat, il
est impossible d'administrer la preuve contraire.
Si les contributions considèrent que le mandat a bien produit des revenus (à tout le moins
pour l'année au cours de laquelle les arriérés d'honoraires sont imposés),
cela signifie que vous êtes assujetti au statut des travailleurs indépendants. Il vous
est toujours possible d'établir que vous n'avez pas, sociologiquement parlant, la qualité
de travailleur indépendant. A cet effet, vous devez prouver que les revenus ne découlent
pas du mandat.
Une fois que l'assujettissement est une certitude, la question est de savoir
si ces arriérés d'honoraires donnent lieu au paiement de cotisations sociales.
Dans ce cas, les arriérés d'honoraires entrent en ligne de
compte pour le calcul des cotisations. Ils sont, en effet, considérés comme
des revenus professionnels. On considère que ces honoraires se rapportent à l'exercice au
cours duquel ils sont imposés.
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